Aug. 21st, 2005 17:28 by sdeluca — Permalink | TrackBack: http://deluca.biz/trackback/226 | Del.icio.us — updated on Nov. 27th, 2005 09:23 exists for 6 years & 9 months ago — Rate:
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Ouvrir les fenêtres ne suffit pas toujours à changer d'air. Repeindre les huisseries--si cela peut améliorer éventuellement la « vista »--n'équivaut pas, non plus, à changer de paysage: les rues ternes ne se changent pas en prés fleuries, ni les immeubles ne se transforment pas en petits chalets où il fait bon vivre.
Pour des raisons que j'ignore, la mithridatisation avait opéré sur moi pendant plus de vingt ans : si Windows a su succéder à DOS, le courant d'air vivifiant de l'époque s'est subrepticement transformé en petite bise glaciale, et finalement, n'a eu pour effet que de provoquer rhumes et autres maux de tête. Les articulations se sont petit à petit grippées, et pour tout avouer, ce que je prenais alors pour l'inévitable oeuvre du temps, n'était peut être pas si inéluctable que ça.
Il me fût donné, au début de l'année 2005, de rencontrer quelques surprenants apothicaires; s’ils semblaient--certes--quelque peu être éloignés des standards de facto, leur verve ne mis pourtant pas longtemps à retenir mon attention.
En effet, ces vénérables personnages, de temps à autres, s'emportaient dans quelques envolées lyriques assez étonnantes : ils faisaient état d’un renouveau, d'une approche positivement différente, où qualité et soucis du détails se conjuguait à tous les temps. Cela parlait autant de fruits--de pommes plus précisément--que de félins : panthères et autres tigres...
Mais comment y croire ? Ce peut-il qu'il existe un objet motivant autant de ferveur, de passion même ? Comment Apple--cette pomme croquée que je croyais moribonde--pouvait revenir aussi souvent au centre de ces discussions ? La raison ? Mac OS X...
D'un monde, que je voyais Windowsien à jamais, inéluctablement tristounet--après tout, qui va s'emporter de passion pour Windows ?--j'apercevais dorénavant de petites ouvertures, quelques puits de lumières...
Et, en effet, il m'a été assez facile de déceler--ici ou là--un certain nombre de personnes, des programmeurs, qui me faisaient état de leur « switching » !
Le discours séduit. Un système basé sur Unix, ouvert et open source en guise de moteur. Un interface dynamique, clair et chatoyant, comme carosserie. Enfin, cerise sur le gâteau : le design.
Moi–même à la recherche d'une nouvelle machine, compacte et rapide, avec un grand écran, mon choix s'est rapidement porté sur un iMac G5 20". Quelques minutes sur le site Apple Store, et hop, la commande était faite.
Quelques jours après, l'objet était là. Un unique mais imposant carton, muni d'une poignée de transport est livré par le transporteur.
A première vu, l'impression est agréable: imprimé en couleur, les quatre photos sur les faces du cartons montre le iMac selon ses quatre points de vue.
A l'ouverture, même impression. Tout est soigné : le design, bien sûr, les matières employés également.
Mais le soucis du détail est poussé jusqu'à l'emballage des petits éléments comme le cordon d'alimentation.
Le G5 est vite posé sur le bureau. Un fier et grand logo est ostensiblement exhibé sur sa face arrière. La version acquise est bluetooth/Wifi, donc aucun cordon n'est présent; pas plus entre l'iMac que le clavier ou la souris. Le bureau reste « light », propre.
Un appuie sur le bouton de démarrage et rapidement--4 secondes-- le G5 s'éveille. Une boite de dialogue demande le mot de passe Wep du réseau Wifi. Une fois entré, l'ordinateur est opérationnel. Aucune configuration n'est à prévoir. Tout fonctionne sans tracas.
Les premiers pas ont été un peu déroutants : j'avais l'impression d'utiliser un ordinateur pour la première fois de ma vie. Enfin un système qui est toujours disponible. Plus de fenêtre qui se re–dessine, ou de système bloqué pendant un instant. Ce félin porte bien son nom: discret et rapide, ce tigre fait oublier le monde des pachydermes.
Les éléments de Mac OS X sont différents. Un concept aussi simple que le système de fichiers trouve ici une incarnation toute nouvelle : les données ainsi que les applications sont de simples fichiers. Ou plus exactement, des éléments. Là où une installation sous des systèmes tels que Windows ou autres prend une allure de processus complexe et long, Mac OS télécharge un simple paquet, et dans la plupart des cas, ouvre une fenêtre avec le logo de l'application. Pour installer le logiciel sur la machine il suffit de « drag'n'dropper » l'icône dans le dossier applications ou ailleurs, du reste.
La desinstallation n'est pas plus compliquée : un clic sur le dossier permet de mettre à la corbeille l'intégralité de l'application, en une seconde ou deux. Plus de dlls, plus de base de registre, rien de tout ça. Le système ne pose aucune question confuse. Rien, je vous dis.
Le bureau de Mac OS est également différent. Ainsi, les composants sont le dock, en bas, et le bureau à proprement parler, sur lequel on dispose des fichiers ou dossiers ou encore des applications. Le dock d’ailleurs est assez intéressant : s’il s’escamote promptement, pour laisser de la place et ne pas surcharger l’affichage, il sait aussi se manifester. En effet, qu’une application en arrière plan ai besoin de vous, et hop, voilà son icône qui joue au trampoline sur ce dock, et laisse apparaître le bout de son nez à chaque sautillement... « Hé! .. chtong... Houhouuu ! ...chtong... C’est moiiiii... », non, vraiment faut voir ça ! Et pour peux que vous ayez choisit de donner la voie à votre Mac, il rajoute, quand cela est nécessaire un magnifique: « Excuuuse–me, but TextWrangler requires your attention ! » Avec la voie grave que je lui ai attribué, je me dit que mon valet de chambre est une véritable merveille, et que je ne manquerais pas, cette année,
de lui augmenter ses étrennes.
Ce bureau, cet ordinateur, on ne s’en lasse pas. Mais je devrais plutôt dire, cet assistant. Il est tellement serviable. On acquière vite l’impression qu’il vit : Je maintient de la touche « esc » et je dis d’un ton non forcé, tout en usant de mon meilleur accent : « Get my mails ! » Un petit « gzi–gzi » quasi imperceptible, et voilà mes mails servis directement depuis internet, prêts à la lecture. Que dire de plus, sinon qu’aucune sorte d'entraînement vocal n’est nécessaire.
Cette personnalité n’est pas réservée qu’à quelques applications privilégiée. Non. Qu’elles soient de premier plan ou de simple sharewares. L'on se rend compte rapidement que les applications partagent toutes énormément de choses entre elles. Et la première des choses est leur menu.
Si, sous Windows, chaque application dispose de son propre menu, installé dans sa propre fenêtre principale, sur Mac OS, il n'existe qu'un seul menu, situé en haut du bureau. Et changer d'application revient finalement à modifier plus ou moins le menu de manière à s’adapter aux possibilités liées au contexte. Ainsi dans l'application de traitement de texte où vous aviez ouvert la fenêtre typographique, après passage sur une une autre application, la fenêtre typographique reste disponible. On a l'impression finalement d'être dans une et unique application.
Tous les services offerts par l'ensemble des logiciels sont utilisables dans les autres, à tout moment, et sans effort.
Tant de choses sont à dire, mais comme un très bon film, je ne souhaite pas dévoiler la suite... ce serait gâcher votre propre plaisir !
L'impression de ce premier contact s'est confimée tout au long des 6 mois de ma nouvelle vie.
Et j'en tire une conclusion simple: Avant le « switch », je passais régulièrement des moments à configurer tel ou tel matériel, tel ou tel logiciel. L'installation ou la désinstallation se faisait toujours d'une façon ou d'une autre dans la « souffrance ». Et une partie non négligeable de mon temps était finalement consommée par des taches que je qualifierais de « taches informatiques ».
Aujourd’hui, sur mon iMac, mon temps est désormais consacré à mon activité, et non plus à l’informatique. L’utilisateur est au centre des préoccupations du système. Plus de maintenance, plus de soucis. Le productivité a été multipliée de manière considérable.
Vraiment, je vous conseille la même cure de jouvence : Les vitamines contenus dans ce fruit font merveille !